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         <journal-id journal-id-type="publisher-id">PALEVO</journal-id>
         <issn>1631-0683</issn>
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            <publisher-name>Elsevier</publisher-name>
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         <article-id pub-id-type="pii">S1631-0683(05)00181-8</article-id>
         <article-id pub-id-type="doi">10.1016/j.crpv.2005.12.004</article-id>
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            <subj-group subj-group-type="type">
               <subject>Research article</subject>
            </subj-group>
            <subj-group subj-group-type="heading">
               <subject>Paléontologie humaine et Préhistoire</subject>
            </subj-group>
            <series-title>Les grandes acquisitions culturelles et leur place dans les variations climatiques du Quaternaire, avant 400 000 ans/Major cultural achievements and their place in the Quaternary climatic variations before 400 000 years</series-title>
         </article-categories>
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            <article-title>L'émergence des identités culturelles au Paléolithique inférieur : le cas de l'Italie</article-title>
         </title-group>
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                  <surname>Midant-Reynes</surname>
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               <aff> Dipartimento di Scienze Archeologiche, Università di Pisa, Via S. Maria, 53, 56126 Pisa, Italie</aff>
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         <volume>5</volume>
         <issue seq="2">1-2</issue>
         <issue-id pub-id-type="pii">S1631-0683(06)X0028-3</issue-id>
         <issue-title>CLIMATS-CULTURES-SOCIETES aux temps préhistoriques, de l'apparition des Hominidés jusqu'au Néolothique</issue-title>
         <issue-title xml:lang="en">CLIMATES-CULTURES-SOCIETIES during Prehistoric times, since Hominid advent up to the Neolithic</issue-title>
         <fpage seq="0" content-type="normal">137</fpage>
         <lpage content-type="normal">148</lpage>
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            <date date-type="accepted" iso-8601-date="2005-11-21"/>
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            <copyright-statement>© 2006 Académie des sciences. Published by Elsevier B.V. All rights reserved.</copyright-statement>
            <copyright-year>2006</copyright-year>
            <copyright-holder>Académie des sciences</copyright-holder>
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                        Full (PDF)
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         <abstract abstract-type="author">
            <p>Dans l'arc chronologique 600–300 ka, plusieurs groupes du Paléolithique inférieur qui peuvent indiquer différentes traditions culturelles sont reconnaissables : (1) un groupe « tayacien », caractérisé par les petites dimensions de l'outillage, par la présence d'outils à face ventrale dièdre, un indice de carénage élevé, une retouche souvent surélevée et de type Quina, denticulés et racloirs en pourcentage variable, tandis que les bifaces sont absents ou très rares (Loreto di Venosa, Visogliano A couches 46–40, Visogliano B) ; (2) un groupe « denticulé », qui comprend à ce moment seulement Visogliano A, couches 39–37, constitué par une micro-industrie à denticulés et rares <italic>choppers</italic> ; (3) un groupe « clactonien », sans bifaces ou à bifaces très rares, sur grands éclats épais, mais rarement carénés, avec de nombreux racloirs et peu de denticulés (versant oriental de la péninsule, Sicile, Sardaigne) ; (4) un groupe « acheuléen », dans lequel on pourrait distinguer des sous-groupes sur la base du nombre de bifaces et surtout du type de l'industrie accompagnante. Dans le Latium et à Notarchirico di Venosa, l'industrie sur éclat est de petites dimensions et fréquemment carénée ; dans les sites de l'Acheuléen ancien du Gargano et du versant adriatique, les bifaces sont accompagnés par une industrie sur éclats massifs et de grandes dimensions, au sein de laquelle les racloirs sont très nombreux. .</p>
         </abstract>
         <trans-abstract abstract-type="author" xml:lang="en">
            <p>
               <bold>The rise of cultural identities in the Lower Palaeolithic: the case of Italy.</bold> The coexistence of different human groups in the period dated between 600 and 300 Ka is evidenced by different cultural traditions. These are described as follows: (1) a ‘Tayacian’ group, characterised by small lithic industry, by the presence of dihedral ventral surface, by a high carinal index, by an often-raised Quina-type retouch and by a variable percentage of denticulates and scrapers, while handaxes are rare, if not absent (Loreto di Venosa, Visogliano A couches 46–40, Visogliano B); (2) a ‘denticulate’ group found exclusively in Visogliano A, layers 39–37; (3) a ‘Clactonian’ group characterised by large, thick, but rarely carinated flakes, a large number of scrapers, few denticulates; the handaxes are rare or absent (east side of Italy, Sicily and Sardinia); (4) an ‘Acheulean’ group, in which different subgroups can be distinguished, relying upon the number of handaxes as well as the characters of the flake industry. In Latium and in Notarchirico di Venosa, flakes are small and often carinated; Early Acheulean handaxes from Gargano and the Adriatic area are accompanied by large, massive flakes (mainly scrapers). .</p>
         </trans-abstract>
         <kwd-group>
            <unstructured-kwd-group>Paléolithique inférieur, Acheuléen, Tayacien, Clactonien, Italie</unstructured-kwd-group>
         </kwd-group>
         <kwd-group xml:lang="en">
            <unstructured-kwd-group>Lower Palaeolithic, Acheulean, Tayacian, Clactonian</unstructured-kwd-group>
         </kwd-group>
         <custom-meta-group>
            <custom-meta>
               <meta-name>miscellaneous</meta-name>
               <meta-value>Rédigé à l'invitation du Comité éditorial</meta-value>
            </custom-meta>
         </custom-meta-group>
      </article-meta>
   </front>
   <body>
      <sec id="sec1">
         <label>1</label>
         <title>Introduction</title>
         <p>Le Pléistocène inférieur final et le Pléistocène moyen ancien sont caractérisés en Italie par la présence d'industries archaïques sur galet, antérieures à 0,7 Ma. On connaît à présent un bon nombre de sites, mais on ne possède de données chronologiques et stratigraphiques sûres que pour quelques-uns d'entre eux seulement. Parmi les plus importants, on peut rappeler Cà Belvedere di Monte Poggiolo en Émile, Bibbona en Toscane, Arce et Fontana Liri dans le Latium <xref rid="bib20" ref-type="bibr">[20]</xref>. Le crâne de l'Homme de Ceprano, daté d'environ 0,8 Ma, n'était malheureusement pas associé à des outils lithiques.</p>
         <p>La « phase d'Isernia » (0,7–0,6 Ma) marque la transition entre les industries archaïques et la phase ancienne des technocomplexes successifs (Acheuléen, Tayacien, Clactonien). On relève à Isernia plusieurs niveaux d'occupation superposés, caractérisés par l'aménagement du sol de l'habitat, qui se trouvait près d'une rivière. L'aménagement a été obtenu à l'aide de blocs en travertin et d'amas intentionnels d'ossements de macromammifères et d'outils. L'industrie comprend une composante de grandes dimensions en calcaire, avec <italic>choppers</italic> uni- et bifaciaux, et une composante microlithique, dans laquelle les racloirs denticulés unilatéraux, bilatéraux, convergents, latéro-transversaux, les épines, les encoches, les pointes de Tayac, les grattoirs denticulés sont en majorité ; les pièces carénées et hypercarénées sont nombreuses ; la technique Quinson est fréquemment utilisée <xref rid="bib2" ref-type="bibr">[2]</xref>. Selon Palma di Cesnola <xref rid="bib20" ref-type="bibr">[20]</xref>, l'industrie d'Isernia appartient déjà au phylum Tayacien.</p>
         <p>La tranche chronologique considérée dans ce travail succède à la « phase d'Isernia » et correspond à la partie centrale du Pléistocène moyen entre 0,6/0,5 et 0,3 Ma. C'est seulement à partir de cette période qu'on peut envisager un peuplement continu de la péninsule et donc la formation de traditions culturelles.</p>
         <p>À l'intérieur des grands complexes – Clactonien ancien, Tayacien ancien, Acheuléen ancien –, des spécificités régionales sont évidentes <xref rid="bib20" ref-type="bibr">[20]</xref>. Des surfaces d'habitat organisées sont connues pour le Tayacien et l'Acheuléen et les industries de cette période montrent le même niveau technique, mais aussi des différences au niveau de la typologie, de la typométrie et de la structure.</p>
         <p>À notre avis, on ne peut pas expliquer ces différences exclusivement par la disponibilité de la matière première ou par la fonction des sites ; il faut plutôt songer à l'existence de différentes traditions culturelles, dont l'outillage lithique est presque le seul témoin.</p>
         <p>La comparaison entre les différentes industries est toutefois difficile: on n'a souvent qu'une description préliminaire des sites et de l'outillage, et la chronologie est incertaine, ou avec une marge d'erreur très ample.</p>
         <p>Ces complexes anciens ont en commun plusieurs caractères, tels que:<list>
               <list-item>
                  <label>●</label>
                  <p>l'absence de la technique levallois ;</p>
               </list-item>
               <list-item>
                  <label>●</label>
                  <p>la production d'éclats à talon lisse, avec des bulbes proéminents et en pétoncle, rares étant les éclats à talon dièdre ;</p>
               </list-item>
               <list-item>
                  <label>●</label>
                  <p>la présence d'outils sur galet en quantités variables, parfois absents dans les phases les plus récentes.</p>
               </list-item>
            </list>
         </p>
         <p>Parmi les sites ou les groupes de sites les plus significatifs de la période considérée (<xref rid="fig1" ref-type="fig">Fig. 1</xref>), nous signalerons :<list>
               <list-item>
                  <label>●</label>
                  <p>les sites tayaciens de Visogliano, près de Trieste, et de Loreto di Venosa, en Basilicate ;</p>
               </list-item>
               <list-item>
                  <label>●</label>
                  <p>l'aire de distribution prédominante des sites clactoniens, répartis pour la plupart sur le versant oriental de l'Italie, en Sicile et en Sardaigne ;</p>
               </list-item>
               <list-item>
                  <label>●</label>
                  <p>les sites acheuléens du Latium, le site de Venosa Notarchirico et les gisements du versant oriental et méridional de la péninsule, surtout sur le promontoire du Gargano.</p>
               </list-item>
            </list>
         </p>
      </sec>
      <sec id="sec2">
         <label>2</label>
         <title>Le complexe « Tayacien ancien »</title>
         <sec>
            <p>Ce complexe est caractérisé par les petites dimensions de l'outillage lithique, par la présence d'outils à face ventrale dièdre et de type Quinson, par l'indice de carenage élevé, par la retouche souvent surélevée et de type Quina, par l'outillage sur éclat bien développé, dans lequel on note des nombreux denticulés et des nombreux racloirs simples et transversaux ; les becs, les encoches, les grattoirs et les pointes de Tayac sont aussi présents. Les <italic>choppers</italic> sont en pourcentage variable et les bifaces ou les protobifaces sont absents ou très rares.</p>
         </sec>
         <sec>
            <p>Les sites les plus significatifs du complexe tayacien sont Visogliano, sur le karst de Trieste, et Venosa Loreto, situé au bord du bassin lacustre pléistocène.</p>
         </sec>
         <sec id="sec2.1">
            <label>2.1</label>
            <title>Visogliano</title>
            <sec>
               <p>Le site se trouve à côté d'une petite doline et est constitué par deux dépôts, l'abri A et la brèche B, séparés par un niveau rempli de terre rouge et de gros blocs. À l'origine, les deux dépôts se trouvaient à l'intérieur d'une grande grotte, qui a ensuite disparu à cause de l'élargissement des marges de la doline. On peut donc rapporter la brèche B à la partie inférieure de l'abri A, soit par les caractères des sédiments, soit par les micro- et les macrofaunes et l'industrie (<xref rid="fig2" ref-type="fig">Fig. 2</xref>a).</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Les couches supérieures 11–39 de l'abri se sont déposées en conditions de type glaciaire ; au contraire, les couches inférieures 40–46 se sont déposées en conditions de climat tempéré. La séquence de l'abri A a été datée par RPE par Falguères et Bahain (communication personnelle) entre 0,46 et 0,3 Ma (<xref rid="fig2" ref-type="fig">Fig. 2</xref>b) et peut être attribuée aux stades isotopiques 13–12 ou aux stades 11–10, si on considère les marges d'erreur des datations. Le stade évolutif de la microfaune nous donne la même indication chronologique <xref rid="bib1" ref-type="bibr">[1]</xref>.</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Un fragment de mandibule et des dents humaines isolées appartenant à <italic>Homo sapiens</italic> archaïque étaient présents dans la brèche B et dans les couches inférieures de l'abri A <xref rid="bib1" ref-type="bibr">[1]</xref> and <xref rid="bib9" ref-type="bibr">[9]</xref>.</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Dans les couches inférieures 40–46 de l'abri de Visogliano et dans la brèche B, l'industrie lithique est caractérisée par un pourcentage élevé (50–80 %) de pièces en calcaire : <italic>choppers</italic>, nucléus discoïdes, prismatiques et pyramidaux, éclats peu ou non retouchés, deux protobifaces nucléiformes. La lithique en silex présente des caractères « tayaciens », tels que les petites dimensions, l'indice de carénage élevé, la fréquence de la retouche surélevée, les outils à face ventrale dièdre et outils de type Quinson, de nombreux denticulés, la présence de la pointe de Tayac (<xref rid="fig3" ref-type="fig">Fig. 3</xref> and <xref rid="fig4" ref-type="fig">Fig. 4</xref>).</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Dans les couches intermédiaires 39–37 de l'abri A, l'utilisation du calcaire est très réduite, l'industrie est moins carénée, les denticulés sont très fréquents et les caractères « tayaciens » sont moins accentués.</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Dans les couches supérieures 25–13, les supports lithiques sont en silex et en roche volcanique de provenance exogène (entre 15 et 40 km), le calcaire n'est plus utilisé et les caractères de l'industrie deviennent fortement « tayaciens », comme dans les couches inférieures.</p>
            </sec>
         </sec>
         <sec id="sec2.2">
            <label>2.2</label>
            <title>Bassin lacustre de Venosa</title>
            <sec>
               <p>Barral et Simone <xref rid="bib5" ref-type="bibr">[5]</xref> ont fouillé, dans le site de Loreto et sur 20 m<sup>2</sup> environ, la surface A, très importante, dont l'âge estimé est de 0,5 Ma (<xref rid="fig5" ref-type="fig">Fig. 5</xref>). L'industrie peut être attribuée au Tayacien ancien (<xref rid="fig6" ref-type="fig">Fig. 6</xref>) : dans l'outillage sur silex, les retouches Quina et surélevée sont dominantes, les éclats montrent un talon lisse et fortement incliné, les racloirs simples et transversaux sont nombreux ; ils sont suivis par les denticulés, les encoches et les épines, souvent carénoïdes ; les pointes de Tayac et de Quinson et les outils à face ventrale dièdre sont présents ; les <italic>choppers</italic>/<italic>chopping tools</italic> sont assez fréquents (17%), tandis qu'on note la présence d'un protobiface nucléiforme <xref rid="bib4" ref-type="bibr">[4]</xref> and <xref rid="bib20" ref-type="bibr">[20]</xref>.</p>
            </sec>
         </sec>
      </sec>
      <sec id="sec3">
         <label>3</label>
         <title>Le complexe « Clactonien ancien »</title>
         <sec>
            <p>Ce complexe est caractérisé par des éclats épais, de dimensions plus grandes qu'au Tayacien, à talon large, lisse, très incliné, par l'absence de supports à face ventrale dièdre, par une certaine production de lames épaisses à arêtes parallèles et en Y renversé – c'est le « Protolevalloisien » de Palma di Cesnola <xref rid="bib20" ref-type="bibr">[20]</xref> ; les nucléus sont assez réguliers et de type prismatique, pyramidal et poly-directionnel ; les <italic>choppers</italic> et les rabots sont rares ; les outils retouchés sont moins fréquents et moins bien caractérisés par rapport au Tayacien ; les racloirs sont plus nombreux que les denticulés.</p>
         </sec>
         <sec>
            <p>Le Clactonien ancien du versant oriental de l'Italie est presque toujours en position secondaire dans les graviers fluviatiles ; les pièces sont roulées et les pseudo-retouches en masquent souvent la typologie (<xref rid="fig7" ref-type="fig">Fig. 7</xref>). La chronologie se base sur la succession des terrasses fluviatiles, qui contiennent, en position secondaire, les industries. Le Clactonien et le Protolevalloisien sont contenus dans les couches de graviers datables aux stades isotopiques 11–9 et les graviers sont altérés au sommet par un paléosol rouge. L'industrie sur éclat est roulée et on peut la subdiviser en plusieurs séries selon le degré d'usure. De rares bifaces de type amygdaloïde sont aussi présents <xref rid="bib10" ref-type="bibr">[10]</xref>, <xref rid="bib12" ref-type="bibr">[12]</xref> and <xref rid="bib34" ref-type="bibr">[34]</xref>.</p>
         </sec>
         <sec>
            <p>Sur le mont Gargano, on reconnaît un aspect plus ancien, fortement roulé, et un aspect plus évolué, moins roulé, plus laminaire ; dans ce dernier, les talons sont quelquefois facettés et il y a des nucléus discoïdes et de rares <italic>choppers</italic>; les caractères « protolevalloisiens » sont plus marqués <xref rid="bib14" ref-type="bibr">[14]</xref>, <xref rid="bib20" ref-type="bibr">[20]</xref> and <xref rid="bib21" ref-type="bibr">[21]</xref>.</p>
         </sec>
         <sec>
            <p>Dans les Abruzzes, des industries attribuées au Clactonien ancien proviennent des terrasses du fleuve Alento, dans les localités de Madonna del Freddo et de Zannini I–IV <xref rid="bib20" ref-type="bibr">[20]</xref> and <xref rid="bib30" ref-type="bibr">[30]</xref>, et du fleuve Foro <xref rid="bib34" ref-type="bibr">[34]</xref>. Ces industries, comme celle du Gargano, ne se trouvent pas en place ; elles sont roulées et présentent des pseudo-retouches. Des mêmes sites proviennent de rares bifaces de type archaïque, mais l'association avec le Clactonien ancien n'est pas sûre. Dans le bassin lacustre pléistocène de Valle Giumentina, sur les pentes occidentales de la montagne de la Maiella, les couches 16, 20, 24, 30, 33, 40, 42 contiennent une industrie clactonienne en place et à l'allure plus évoluée <xref rid="bib30" ref-type="bibr">[30]</xref>. L'âge estimé est supérieur à 0,3 Ma, sur la base des comparaisons avec d'autres gisements des Abruzzes et du Latium <xref rid="bib35" ref-type="bibr">[35]</xref>.</p>
         </sec>
         <sec>
            <p>En Sardaigne, des industries clactoniennes sont localisées sur les terrasses du torrent Riu Altana, près de Perfugas (Sassari). L'arrivée de l'homme a dû être contemporaine de celle de la faune à <italic>Tyrrhenicola, Megaceros, Prolagus, Cynotherium</italic> pendant le Pléistocène moyen ancien. Près de Sa Coa de sa Multa, F. Martini a fouillé un atelier de taille en place sur une haute terrasse <xref rid="bib16" ref-type="bibr">[16]</xref> et l'industrie comprend surtout des outils de moyennes et grandes dimensions, à retouches surélevées. L'industrie roulée qui a été recueillie sur les rives du Riu Altana est un peu différente : sa laminarité est plus élevée (22 %), bien que les éclats soient dominants ; les talons sont peu inclinés et les racloirs courts, à retouches sommaires, et plus rarement à retouche scalariforme ou écaillée, sont accompagnés par les denticulés, par quelques lames retouchées et un seul <italic>chopper</italic>. En général, le Clactonien de Sardaigne est de moyennes et grandes dimensions et se compose de racloirs simples et transversaux, à retouche souvent sommaire et surélevée et de denticulés ; les <italic>choppers</italic> sont rares et les bifaces sont absents <xref rid="bib15" ref-type="bibr">[15]</xref>, <xref rid="bib17" ref-type="bibr">[17]</xref> and <xref rid="bib20" ref-type="bibr">[20]</xref>.</p>
         </sec>
         <sec>
            <p>En Sicile, le Clactonien est localisé sur les terrasses des fleuves Dittaino et Simeto, dans la partie orientale de l'île. L'industrie, en grande partie roulée, est caractérisée par l'utilisation de quartzite et par les grandes dimensions, par la rareté des produits laminaires et la fréquence relative des outils carénés, par des racloirs et des denticulés assez nombreux et en pourcentage équivalent, par la présence de rabots et de rares <italic>choppers</italic> ; les bifaces sont absents. L'étude géomorphologique des terrasses permet d'attribuer les industries clactoniennes à un âge antérieur au Riss <xref rid="bib3" ref-type="bibr">[3]</xref>, <xref rid="bib7" ref-type="bibr">[7]</xref> and <xref rid="bib32" ref-type="bibr">[32]</xref>.</p>
         </sec>
      </sec>
      <sec id="sec4">
         <label>4</label>
         <title>Le complexe « Acheuléen ancien »</title>
         <sec>
            <p>Ce complexe est localisé en majeure partie sur le versant tyrrhénien, mais il est présent aussi sur le versant adriatique, dans le bassin de Venosa, au mont Gargano, dans les Pouilles et dans les Marches. Les caractéristiques générales sont la forme irrégulière des bifaces, la forte épaisseur et la ligne sinueuse du tranchant. L'industrie sur éclat est assez variable et nous permet d'identifier des groupes régionaux.</p>
         </sec>
         <sec id="sec4.1">
            <label>4.1</label>
            <title>L'Acheuléen ancien du Latium</title>
            <sec>
               <p>La couche 10 de Fontana Ranuccio, datée de 0,458 Ma, contient des bifaces accompagnés par des outils sur éclat, souvent microlithiques et carénés, et des outils en os, obtenus par débitage. Les bifaces de Fontana Ranuccio sont assez évolués par rapport à l'âge, sont assez symétriques et le rapport largeur/épaisseur se situe à la limite entre les amygdales et les amygdaloïdes <italic>sensu</italic> Bordes. Les outils sur éclat sont microlithiques (longueur 20–25 mm) et souvent carénés ; on trouve des racloirs simples et doubles, de nombreux denticulés, des becs et des « protobifaces ». Les <italic>choppers</italic> sont rares et le débitage levallois est absent <xref rid="bib6" ref-type="bibr">[6]</xref>, <xref rid="bib24" ref-type="bibr">[24]</xref> and <xref rid="bib25" ref-type="bibr">[25]</xref>. Bien qu'un peu plus récentes, les industries de Castel di Guido et de Malagrotta <xref rid="bib31" ref-type="bibr">[31]</xref> sont très semblables à celles de Fontana Ranuccio (<xref rid="fig8" ref-type="fig">Fig. 8</xref>a).</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>La composante en os est caractéristique de l'Acheuléen du Latium et on la retrouve aussi dans les sites plus récents de la région : Castel di Guido, La Polledrara, Malagrotta (<xref rid="fig8" ref-type="fig">Fig. 8</xref>b). L'industrie osseuse de Fontana Ranuccio est très riche et constitue presque 50 % du total. Elle comprend des bifaces et aussi des racloirs obtenus sur des diaphyses de grands mammifères, qui avaient été cassées et retouchées.</p>
            </sec>
         </sec>
         <sec id="sec4.2">
            <label>4.2</label>
            <title>L'Acheuléen ancien du bassin de Venosa</title>
            <sec>
               <p>Dans la localité de Notarchirico, les fouilles ont mis au jour une alternance de surfaces d'habitat et de surfaces naturelles, sur lesquelles on trouve des outils et des restes de bovidés, des cervidés et d'éléphants <xref rid="bib28" ref-type="bibr">[28]</xref> and <xref rid="bib29" ref-type="bibr">[29]</xref>. À Notarchirico, on trouve une alternance de niveaux à industrie acheuléenne pauvre en bifaces (B, D, F et <italic>area elefante</italic>) et de niveaux à industrie sans bifaces (α, A, G, E, E1) (<xref rid="fig5" ref-type="fig">Fig. 5</xref>).</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Dans le contexte stratigraphique du bassin de Venosa, la série de Notarchirico semble être un peu plus ancienne que celle de Loreto A, dans laquelle, comme nous avons déjà dit, une industrie tayacienne est présente.</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>La chronologie absolue reste toutefois incertaine : les âges, obtenus par différentes méthodes (racémisation, thermoluminescence, ESR, déséquilibre de l'uranium) sont comprises entre 0,7 Ma pour la base de la série (niveau F) et 0,359 + 0,159 – 0,97 Ma pour le sommet <xref rid="bib11" ref-type="bibr">[11]</xref>, <xref rid="bib23" ref-type="bibr">[23]</xref>, <xref rid="bib26" ref-type="bibr">[26]</xref> and <xref rid="bib33" ref-type="bibr">[33]</xref>.</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Les bifaces des niveaux acheuléens ont un aspect peu évolué et l'industrie qui y est associée comprend de nombreux éclats de débitage non levallois, des outils retouchés peu nombreux, surtout encoches et denticulés microlithiques souvent carénés, des <italic>choppers</italic>, des polyèdres, des rabots et des nucléus.</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>L'industrie sur éclat des niveaux sans bifaces est peu différente de celle des niveaux acheuléens, et l'allure générale est de type tayacien.</p>
            </sec>
         </sec>
         <sec id="sec4.3">
            <label>4.3</label>
            <title>L'Acheuléen ancien du Gargano, des Marches et des Abruzzes</title>
            <sec>
               <p>Sur le promontoire du Gargano, dans les Pouilles, de nombreux bifaces archaïques roulés et patinés proviennent des terrasses fluviatiles de Masseria Tiberio, de Forchione et de l'embouchure du torrent Romandato <xref rid="bib8" ref-type="bibr">[8]</xref>, <xref rid="bib13" ref-type="bibr">[13]</xref>, <xref rid="bib18" ref-type="bibr">[18]</xref>, <xref rid="bib19" ref-type="bibr">[19]</xref> and <xref rid="bib21" ref-type="bibr">[21]</xref>. Les bifaces sont fréquemment de type cordiforme court irrégulier ; l'épaisseur est considérable et les enlèvements sont sommaires. Les bifaces sont accompagnés par de grands outils carénoïdes, surtout des racloirs (IR<sub>ess</sub> = 75,4) obtenus par une technique de type clactonien, mais les lames et les éclats protolevalloisiens sont absents et l'épaisseur des pièces est plus grande que dans le Clactonien local. La retouche est sommaire et à larges écailles, les <italic>choppers</italic> et les rabots sont présents et les nucléus sont surtout de type polyhédrique et sub-discoïdal. Une industrie assez semblable provient de la couche I du Monte Conero, dans les Marches <xref rid="bib22" ref-type="bibr">[22]</xref>.</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>La couche 37 de Valle Giumentina, au contraire, a donné des bifaces, qui sont associés à une industrie sur éclat de type clactonien, qui ne diffère pas du Clactonien des autres niveaux du dépôt <xref rid="bib30" ref-type="bibr">[30]</xref>.</p>
            </sec>
         </sec>
      </sec>
      <sec id="sec5">
         <label>5</label>
         <title>Conclusion</title>
         <sec>
            <p>En Italie, tout au long de l'arc chronologique 0,6– 0,3 Ma, différents complexes culturels, qui montrent des points de contact avec d'autres pays européens, se sont développés. À notre avis, les caractéristiques techniques et typologiques des industries sur éclat sont des indicateurs très sensibles, davantage que les bifaces, pour définir les différents complexes culturels du Paléolithique inférieur ; cela nous permet d'identifier des sous-groupes à l'intérieur des complexes les plus importants.</p>
         </sec>
         <sec>
            <p>Les complexes examinés montrent une répartition régionale assez bien définie : cela pourrait nous faire penser à la formation de différents groupes culturels déjà à partir de 0,6/0,5 Ma.</p>
         </sec>
         <sec id="sec5.1">
            <label>5.1</label>
            <title>Le complexe « Tayacien »</title>
            <sec>
               <p>Il semble prendre ses racines dans des industries de type Isernia ; à l'intérieur, on reconnaît des groupes différenciés par l'âge, la typologie, la typométrie. Les plus anciens sont riches en <italic>choppers</italic> et l'utilisation du calcaire est fréquente (Visogliano 46–40) ; ensuite se manifestent des différenciations basées sur le rapport entre racloirs et denticulés ou sur l'indice de carénage (Visogliano, couche 39–37, couche 13) ; Loreto di Venosa semble se différencier un petit peu par présence dominante de pointes de Quinson et de pointes de Tayac, mais malheureusement seule une description préliminaire a été publiée. À Loreto di Venosa et à Visogliano, il y a aussi des surfaces d'habitat organisées.</p>
            </sec>
         </sec>
         <sec id="sec5.2">
            <label>5.2</label>
            <title>Le complexe « Clactonien »</title>
            <sec>
               <p>Il se différencie du précédent par les dimensions plus grandes des éclats et par la présence de produits laminaires « protolevalloisiens », plus abondants dans la phase la plus récente ; le carénage est sensiblement plus bas que dans le Tayacien ; les racloirs sont plus nombreux que les denticulés et les encoches ; les <italic>choppers</italic> sont en proportion variable. Malheureusement, le Clactonien péninsulaire n'a jamais été retrouvé en place. Dans le Clactonien ancien adriatique, les outils retouchés sont rares par rapport aux éclats, la retouche étant souvent oblitérée par les pseudo-retouches ; un faciès plus évolué, trouvé en place à Valle Giumentina, est très semblable au Clactonien de High Lodge. Le Clactonien de la Sicile et de la Sardaigne se différencie par la présence de racloirs massifs et de carénoïdes à retouches sommaires.</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Selon quelques auteurs <xref rid="bib27" ref-type="bibr">[27]</xref>, même les complexes sur éclat pourraient être considérés comme acheuléens, car la présence ou l'absence de bifaces ne serait pas un caractère suffisant pour définir un aspect culturel distinct. Toutefois, l'absence totale de bifaciaux dans le Clactonien de la Sardaigne et de la Sicile semble renforcer l'hypothèse, selon laquelle les complexes sur éclats seraient l'expression d'une tradition culturelle différente et autonome par rapport à l'Acheuléen.</p>
            </sec>
         </sec>
         <sec id="sec5.3">
            <label>5.3</label>
            <title>Le complexe « Acheuléen »</title>
            <sec>
               <p>En Italie, le nombre des bifaces est toujours limité ; l'industrie associée est assez variable et montre l'existence de trois ou quatre sous-groupes au moins. Dans le premier (Notarchirico), les outils sur éclat sont microlithiques, souvent carénés; les denticulés, les encoches et les becs sont plus nombreux que les racloirs, l'allure générale rappelant de beaucoup le Tayacien. Le deuxième groupe (Latium) est caractérisé par l'utilisation fréquente de l'os et l'industrie lithique sur éclat ressemble à celle de Notarchirico ; dans le troisième groupe, au Gargano et au Monte Conero, les bifaces sont associés à des outils sur éclat (racloirs, rabots) de grandes dimensions, épais ou carénés à retouche sommaire, les denticulés sont peu nombreux, mais à Valle Giumentina (Abruzzes), les bifaces sont associés à une industrie de type clactonien.</p>
            </sec>
         </sec>
      </sec>
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   </back>
   <floats-group>
      <fig id="fig1">
         <label>Fig. 1</label>
         <caption>
            <p>Localisation des sites.</p>
            <p>Fig. 1. Site location.</p>
         </caption>
         <graphic xmlns:xlink="http://www.w3.org/1999/xlink" xlink:href="main.assets/gr1.jpg"/>
      </fig>
      <fig id="fig2">
         <label>Fig. 2</label>
         <caption>
            <p>(<bold>a</bold>) Corrélation des dépôts de la doline de Visogliano. (<bold>b</bold>) Coupe stratigraphique de l'abri A de Visogliano.</p>
            <p>Fig. 2. (<bold>a</bold>) Correlation of Visogliano dolina deposits. (<bold>b</bold>) Stratigraphy of the Visogliano shelter.</p>
         </caption>
         <graphic xmlns:xlink="http://www.w3.org/1999/xlink" xlink:href="main.assets/gr2.jpg"/>
      </fig>
      <fig id="fig3">
         <label>Fig. 3</label>
         <caption>
            <p>Visogliano, industrie sur calcaire : (<bold>a</bold>) et (<bold>c</bold>), protobiface et nucléus discoïde des niveaux 40–46 de l'abri ; (<bold>b</bold>) éclats et <italic>chopping-tool</italic> de la brèche B.</p>
            <p>Fig. 3. Visogliano, limestone tools: (<bold>a</bold>) and (<bold>c</bold>), protobifacial and discoid core from levels 40–46 of the shelter; flakes and chopping tool from breccia B.</p>
         </caption>
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      </fig>
      <fig id="fig4">
         <label>Fig. 4</label>
         <caption>
            <p>Visogliano, industrie sur silex des niveaux 40–46 de l'abri A (en haut) et de la brèche B ; le racloir en haut à droite est sur galet en roche volcanique.</p>
            <p>Fig. 4. Visogliano, flint tools from levels 40–46 of shelter A (high) and breccia B; the scrapers high on the right is made of volcanic pebble.</p>
         </caption>
         <graphic xmlns:xlink="http://www.w3.org/1999/xlink" xlink:href="main.assets/gr4.jpg"/>
      </fig>
      <fig id="fig5">
         <label>Fig. 5</label>
         <caption>
            <p>Coupes stratigraphiques de Venosa : à gauche, le site de Loreto ; à droite, Notarchirico.</p>
            <p>Fig. 5. Stratigraphic sections of Venosa: Loreto deposit on the left; Notarchirico on the right.</p>
         </caption>
         <graphic xmlns:xlink="http://www.w3.org/1999/xlink" xlink:href="main.assets/gr5.jpg"/>
      </fig>
      <fig id="fig6">
         <label>Fig. 6</label>
         <caption>
            <p>Venosa, industrie tayacienne de Loreto, niveau A ; en bas, protobiface.</p>
            <p>Fig. 6. Venosa, Tayacian industry from Loreto, level A; protobifacial (bottom).</p>
         </caption>
         <graphic xmlns:xlink="http://www.w3.org/1999/xlink" xlink:href="main.assets/gr6.jpg"/>
      </fig>
      <fig id="fig7">
         <label>Fig. 7</label>
         <caption>
            <p>Industrie clactonienne des « Terrazzi Zannini » (Abruzzo).</p>
            <p>Fig. 7. Clactonian industry from ‘Terrazzi Zannini’ (Abruzzo).</p>
         </caption>
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      </fig>
      <fig id="fig8">
         <label>Fig. 8</label>
         <caption>
            <p>Industrie achéuléenne d'Anagni–Fontana Ranuccio (en haut) ; industrie en os de Castel di Guido (en bas).</p>
            <p>Fig. 8. Acheulean industry from Anagni–Fontana Ranuccio (top); bone industry from Castel di Guido (bottom).</p>
         </caption>
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      </fig>
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